Saint-Sauveur-la-Sagne (Puy-de-Dôme) au Pays d’Arlanc dans le Livradois Forez

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L’histoire de Clavelier

L’histoire de Saint-Sauveur débute à Clavelier. Au point culminant de ce qui est actuellement un village au Sud Est de la commune, à 920 m environ d’altitude, avait été édifié un château féodal.

L’origine du nom « Clavelier » serait dérivée de « Clavis », la Clef ou « Clavelière », l’enclume. Mais n’utilise-t-on pas l’enclume pour faire des clefs, sans doute assez volumineuses à cette époque !... Aujourd’hui encore, les parcelles de terrain à l’aval du « Château » sont dénommées « Les Farges » (forges) et semblent bien témoigner d’une époque où le travail du fer était important.

Si on s’en tient à « Clavis », la clef (même radical), cela peut indiquer aussi que ce « château » situé sur un promontoire, à 919 m d’altitude, avec immédiatement à l’Est, la vallée profonde du ruisseau de Beauche et un peu plus loin, au Nord, la vallée encore plus profonde de la Dore, constituant une « véritable clef » entre la plaine de la Dore et les plateaux boisés du Massif de la Chaise-Dieu.

Selon Madame Anne Lemerle-Baudot : « Ce dut être à l’origine un démembrement de vastes domaines de la famille de Montboissier ». Ceux-ci n’étaient-ils pas alliés aux Polignac ?... « Le Château fut-il par eux élevé contre les possibles empiètements de la puissante abbaye de Saint Robert (de la Chaise Dieu) née au milieu du XIème siècle ou lui était-il antérieur ? »

On dispose de la liste ininterrompue des propriétaires du château de Clavelier depuis 1142 Bérenger et Pons de Clavelier.

Compte-tenu des temps de déplacements, le site était bien choisi pour surveiller les alentours, donc prévenir les intrusions et, le cas échéant préparer « l’accueil ».

En 1253, Erail de Clavelier testa en faveur de sa sœur Alais, épouse de Bertrand de Saint-Nectaire. Cette famille restera propriétaire jusqu’en 1575 et sera en étroite relation avec l’abbaye de La Chaise Dieu, dont Jacques de Saint-Nectaire, dernier abbé régulier qui fut un grand bâtisseur et à qui l’on doit les tapisseries qui ornent encore l’abbaye casadéenne. D’aucuns avancent que le château qui orne le coin supérieur gauche de la tapisserie « La Résurrection » représenterait le château de Clavelier…

La seigneurie de Clavelier s’étendait sur les paroisses d’Arlanc, La Chapelle Geneste, Cistrières, Doranges, Laval, Mayres, Saint-Bonnet-le-Bourg, Saint-Alyre-d’Arlanc et Saint-Sauveur.

Cette dernière située à moins de deux kilomètres du château était le siège, depuis la fin du XIème siècle, d’un petit prieuré de deux moines et, à notre connaissance, les relations étaient parfois conflictuelles ne serait ce que pour le nombre de convives autorisés à prendre un repas annuel au Prieuré.

De cette époque datent, à notre avis, des toponymes encore usités tels que La Grange, Le Bois du Prieur, Le Pré Prieur aux abords immédiat de l’église actuelle, ancien Prieuré.

En 1596, la seigneurie de Clavelier passera par mariage dans la famille de Chazeron puis de Polignac et de la Rochefoucault-Cousage jusqu’en 1787, puis changea plusieurs fois de propriétaires alors que la dégradation de l’édifice se poursuivait.

Selon la tradition, c’est au cardinal de Richelieu, qui fut Abbé de La Chaise Dieu, que l’on devrait la destruction de Clavelier vers 1633. Au fil des années, la seigneurie réduite à quelques ares n’a plus intéressé ses propriétaires, et est devenue « carrière » où les gens des alentours s’approvisionnaient en pierres à bâtir, surtout si elles étaient taillées.



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